Tu sais que tu devrais probablement prendre de la distance avec ton ex. Tu te l’es même promis plusieurs fois. Mais voilà : tu n’arrives pas à faire de silence radio. Tu tiens quelques heures, parfois quelques jours… puis l’envie de reprendre contact devient trop forte.
« Je vais juste lui envoyer un petit message. »
« Je veux simplement savoir comment il/elle va. »
« Et si mon ex m’oubliait pendant que je ne donne plus de nouvelles ? »
Alors tu écris. Ton ex répond parfois et tu te sens immédiatement mieux. Ou il/elle ne répond pas comme tu l’espérais et ton anxiété augmente encore.
Puis tu décides de recommencer ton silence radio… jusqu’au prochain craquage. C’est un mécanisme que je retrouve régulièrement en coaching.
Et le problème n’est pas forcément que tu manques de volonté. Tu utilises parfois le contact avec ton ex pour réguler tes propres émotions.
- Tu ressens le manque → tu écris.
- Tu as peur de le/la perdre → tu écris.
- Tu imagines qu’il/elle rencontre quelqu’un → tu écris.
- Tu veux savoir si tu comptes encore → tu écris.
Le message devient alors une manière d’obtenir momentanément une réponse à ton anxiété. Et tant que tu ne comprends pas ce mécanisme, « tenir son silence radio » ressemble simplement à une lutte permanente contre soi-même.
Dans cet article, nous allons donc voir :
🔸 pourquoi tu n’arrives pas à couper le contact avec ton ex ;
🔸 ce qui déclenche réellement tes envies de lui écrire ;
🔸 comment commencer un silence radio lorsque tu n’arrives même pas à tenir quelques jours ;
🔸 comment ne pas craquer pendant ton silence radio ;
🔸 quoi faire concrètement lorsque l’envie de reprendre contact devient trop forte ;
🔸 et comment réagir si tu as déjà craqué et envoyé un message.
🎥 Je n’arrive pas à faire de silence radio avec mon ex : l’état d’esprit qui peut faire la différence
Pourquoi tu n’arrives pas à faire de silence radio avec ton ex ?
Quand tu me dis « James, je n’arrive pas à faire de silence radio », le problème n’est généralement pas que tu ignores ce qu’il faudrait faire.
Tu sais qu’envoyer un message supplémentaire ne va probablement pas régler la rupture. Et pourtant, tu le fais. Pourquoi ?
Parce qu’au moment où l’émotion monte, ton besoin d’être rassuré(e) devient plus fort que ta stratégie.
Tu cherches à soulager le manque immédiatement
Après une rupture, l’absence peut être brutale. La personne avec laquelle tu échangeais tous les jours n’est soudainement plus disponible de la même manière.
Alors ton cerveau cherche ce qu’il connaît déjà : le contact avec ton ex.
- Tu prends ton téléphone.
- Tu regardes s’il/elle est connecté(e).
- Tu vérifies ses réseaux.
- Tu relis éventuellement vos anciennes conversations.
Puis vient cette idée : « Je vais simplement lui envoyer un petit message. »
Et si ton ex répond, tu ressens parfois un soulagement immédiat. Mais ce soulagement ne signifie pas que la situation amoureuse s’est améliorée. Il signifie surtout que, pendant quelques instants, ton anxiété est redescendue.
C’est précisément ce mécanisme qu’il faut commencer à identifier.
Tu as peur que ne rien faire signifie perdre ton ex
C’est l’une des croyances que je rencontre le plus souvent en coaching : « Si je disparais, mon ex va passer à autre chose. »
Alors tu préfères maintenir un petit contact plutôt que de prendre le risque du silence. Mais rester présent(e) ne te donne pas le contrôle sur les sentiments de ton ex. Tu peux envoyer des messages tous les trois jours et voir ton ex s’éloigner malgré tout.
Le contact ne garantit pas le lien amoureux. 👉 Si c’est précisément la peur d’être oublié(e) qui t’empêche de couper le contact, j’ai consacré un article entier à cette question : Est-ce que mon ex va m’oublier si je fais un silence radio ?
Tu confonds parfois agir et avancer
Après une rupture, rester sans rien faire est extrêmement inconfortable. Envoyer un message donne au contraire une impression d’action : « Au moins, j’essaie quelque chose. » Mais une action n’est utile que si elle améliore la situation.
Si tu envoies un message parce que tu es inquiet/inquiète, puis un deuxième parce que la réponse ne te rassure pas suffisamment, puis un troisième pour expliquer le précédent… tu agis beaucoup, mais tu n’avances pas nécessairement.
C’est une distinction que je fais régulièrement en coaching : Est-ce que tu agis pour ta reconquête ou est-ce que tu agis pour calmer ton émotion du moment ?
Les deux peuvent sembler identiques lorsque tu es en plein dedans. Elles ne le sont pas.
Tu cherches encore des signes chez ton ex
Un autre piège consiste à utiliser ton ex comme un baromètre permanent de ta reconquête.
- Il/elle répond rapidement → tu reprends confiance.
- Il/elle répond froidement → tu paniques.
- Il/elle regarde ta story → tu y vois un signe.
- Il/elle ne regarde plus rien → tu veux reprendre contact.
Résultat : ton état émotionnel change au rythme des comportements de ton ex.
Et dans ces conditions, le silence devient extrêmement difficile à tenir parce qu’il te prive précisément de ces informations.
Tu ne sais plus. Et c’est ce vide que tu dois progressivement apprendre à supporter.
👁️ L’Œil de James
Quand un client me dit : « Je sais que je ne devrais pas écrire, mais je n’arrive pas à m’en empêcher », ce qui m’intéresse n’est pas seulement le message qu’il veut envoyer.
Je cherche surtout ce qui s’est passé juste avant l’envie de l’envoyer.
- Une story qu’il vient de voir ?
- Une soirée seul(e) ?
- Une pensée sur son ex avec quelqu’un d’autre ?
- Une absence de nouvelles depuis plusieurs jours ?
- Un souvenir qui vient de remonter ?
Parce que le message est souvent la conséquence. Le véritable travail se situe dans le déclencheur.
🎯 Avant ton prochain message, essaie donc quelque chose de très simple : « Qu’est-ce que j’essaie d’obtenir émotionnellement en envoyant ce message ? »
- Une information ?
- Une vraie avancée ?
- Ou simplement quelques minutes de soulagement ?
Cette question permet déjà de reprendre un peu de contrôle. 👉 Si tu veux replacer cette difficulté dans toute la stratégie, retrouve mon guide complet du silence radio avec son ex.
Comment commencer un silence radio quand tu n’arrives pas à couper le contact ?
Si tu n’arrives pas à tenir trois jours sans écrire à ton ex, te fixer immédiatement plusieurs semaines de silence peut te sembler insurmontable.
Tu regardes la montagne entière au lieu de regarder la prochaine étape. Dans ce cas, je préfère parfois travailler progressivement. L’objectif n’est pas de faire un silence radio de 24 heures, puis de 3 jours, puis de 7 jours.
L’objectif est de te prouver que l’envie de contacter ton ex peut apparaître… puis redescendre sans que tu sois obligé(e) d’agir.
Étape 1 – Commence par 24 heures sans contact
Pendant les prochaines 24 heures :
🔸 pas de message ;
🔸 pas de prétexte pour appeler ;
🔸 pas de réaction destinée à attirer son attention ;
🔸 et idéalement, pas de surveillance permanente de ses réseaux sociaux.
Ton objectif est très simple : observer ce qui se passe en toi lorsque tu ne peux plus utiliser ton ex pour te rassurer. À quel moment l’envie d’écrire apparaît-elle ?
- Le soir ?
- Lorsque tu es seul(e) ?
- Après avoir regardé ses réseaux ?
- Lorsque tu imagines qu’il/elle sort sans toi ?
Note le déclencheur.
Tu commences ainsi à comprendre ce qui provoque ton craquage, au lieu de simplement te reprocher de ne pas avoir assez de volonté.
Étape 2 – Passe ensuite à 3 jours
Lorsque tu as réussi une journée, vise trois jours. Mais attention : ne passe pas ces trois jours à attendre.
Prévois volontairement ce qui va remplacer l’espace occupé auparavant par ton ex :
🔸 sport ;
🔸 travail ;
🔸 sorties ;
🔸 amis ;
🔸 projets personnels ;
🔸 activités que tu avais progressivement abandonnées.
Le principe est simple : si tu retires ton ex de ton quotidien sans rien remettre à la place, le vide devient immense. Et plus tu restes inactif/inactive à penser à ton ex, plus l’envie de reprendre contact risque de monter.
Étape 3 – Passe le cap de la première semaine
Au bout de quelques jours, un autre piège apparaît souvent : « Maintenant que j’ai tenu, je peux bien envoyer un petit message. » Non, pas simplement pour te récompenser d’avoir tenu. Ce n’est pas un concours de résistance.
Commence plutôt à observer ce qui a changé :
- Est-ce que tu regardes moins ton téléphone ?
- Est-ce que certaines pensées deviennent moins envahissantes ?
- Arrives-tu à passer quelques heures sans penser à la réaction de ton ex ?
- Est-ce que tu reprends progressivement une vie qui ne tourne plus entièrement autour de lui/elle ?
🎯 Voilà ce que tu cherches réellement à construire.
Et après 7 jours ?
Tu continues ton silence radio en fonction de ta situation, pas parce qu’un compteur universel t’impose 21, 30 ou 45 jours.
La durée dépend notamment de la rupture, des tensions entre vous, des erreurs commises après la séparation et du contexte dans lequel tu dois éventuellement reprendre contact.
👉 J’ai consacré un article entier à cette question : Combien de temps doit durer un silence radio ?
Et si tu craques pendant cette progression ?
Ne transforme pas un message envoyé en catastrophe.
C’est une erreur que je vois souvent : tu craques une fois → tu te dis que ton silence radio est foutu → tu recommences à écrire normalement. Or, un craquage ne t’oblige pas à en provoquer dix autres.
Regarde plutôt :
- Pourquoi ai-je écrit ?
- Qu’est-ce qui a déclenché cette envie ?
- Qu’est-ce que j’attendais comme réponse ?
- Est-ce que cette réponse m’a réellement apporté ce que je cherchais ?
Puis ajuste.
Le but n’est pas d’être parfait(e). Le but est de ne plus répéter automatiquement le même comportement à chaque montée émotionnelle.
Comment ne pas craquer pendant le silence radio ?
🎥 Comment ne pas craquer pendant ton silence radio : Voici la solution en vidéo
Le moment le plus difficile du silence radio n’est pas forcément le premier jour. C’est souvent le moment où une émotion déclenche brutalement l’envie de reprendre contact.
- Tu viens de voir une story.
- Tu passes une mauvaise soirée.
- Ton ex ne t’a pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours.
- Tu repenses à un souvenir.
- Tu imagines qu’il/elle est avec quelqu’un.
Et soudain, ton cerveau trouve une excellente raison de lui écrire : « Je vais juste prendre de ses nouvelles. »
À cet instant, ne cherche pas à savoir si ton message est parfaitement formulé.
Demande-toi d’abord pourquoi tu veux l’envoyer maintenant.
N’envoie jamais ton message au pic de l’émotion
C’est probablement la règle la plus importante. Lorsque tu ressens une urgence à écrire, ne décide rien immédiatement. Écris ton message si tu en as besoin. Mais écris-le dans tes notes.
- Pas dans WhatsApp.
- Pas dans Messenger.
- Pas dans la conversation avec ton ex.
Puis attends. Une heure. Quelques heures. Une nuit si nécessaire. Pourquoi ?
Parce que l’émotion qui te disait : « Il faut absolument que je lui écrive maintenant » peut être beaucoup moins forte quelques heures plus tard. Et tu découvriras parfois que ce message qui te paraissait indispensable… ne l’est plus du tout.
Pose-toi trois questions avant d’envoyer quoi que ce soit
Avant de reprendre contact, demande-toi :
- Pourquoi est-ce que je veux écrire maintenant ?
- Qu’est-ce que j’espère obtenir comme réponse ?
- Que va-t-il se passer émotionnellement si mon ex ne répond pas comme je l’espère ?
Cette troisième question est particulièrement importante.
Imagine que tu envoies : « Salut, j’espère que tu vas bien 🙂 » Mais ton ex répond six heures plus tard : « Oui merci. Toi aussi. »
Est-ce que tu vas réellement te sentir mieux ? Ou vas-tu commencer à analyser : Pourquoi cette réponse ? Pourquoi si froide ? Pourquoi six heures ? Pourquoi aucun smiley ? Est-ce qu’il/elle voit quelqu’un ?
Ton message censé calmer ton anxiété vient alors d’en créer davantage.
Identifie ton déclencheur plutôt que de combattre le message
En coaching, je préfère souvent remonter une étape avant le craquage.
Qu’est-ce qui vient de se passer ?
🔸 Tu as regardé ses réseaux ?
🔸 Tu es seul(e) chez toi ce soir ?
🔸 Tu as bu et tes émotions remontent ?
🔸 Tu viens d’apprendre quelque chose sur ton ex ?
🔸 C’est une date symbolique ?
🔸 Tu n’as reçu aucun signe depuis plusieurs jours ?
Lorsque tu identifies tes déclencheurs, tu peux commencer à les anticiper. Si regarder ses stories provoque systématiquement une envie de lui écrire, le problème à régler n’est pas seulement le message : c’est peut-être ton accès permanent à ses stories.
Fais passer l’impulsion avant de prendre une décision
L’envie d’écrire n’est pas une obligation d’écrire. Quand elle arrive, change volontairement de contexte. Pose ton téléphone.
- Sors marcher.
- Va faire du sport.
- Appelle un ami.
- Prends une douche.
- Travaille sur quelque chose qui demande ton attention.
- Quitte les réseaux pendant quelques heures.
Ce n’est pas une technique magique. Tu crées simplement un espace entre ton émotion et ton comportement. Et c’est précisément dans cet espace que tu recommences à décider au lieu de réagir.
Ne transforme pas le silence radio en surveillance radio
Tu peux ne plus envoyer aucun message à ton ex et pourtant rester totalement prisonnier/prisonnière de lui/elle.
Si tu passes tes journées à :
🔸 regarder ses connexions ;
🔸 surveiller ses abonnements ;
🔸 analyser ses likes ;
🔸 regarder chaque story ;
🔸 demander des nouvelles à des amis communs ;
alors tu as coupé la communication… mais pas la dépendance à l’information. Et chaque nouvelle information peut devenir le déclencheur du prochain craquage.
👉 Si les réseaux sociaux sont ton principal point faible, lis Silence radio et réseaux sociaux : comment gérer stories et likes ?.
👁️ L’Œil de James
Je vois régulièrement des personnes préparer pendant vingt minutes « le message parfait » à envoyer à leur ex.
Elles me demandent : « James, tu crois que je peux envoyer ça ? » Et parfois ma première question n’est même pas de savoir si le message est bon. Je demande : « Pourquoi veux-tu l’envoyer aujourd’hui ? »
Parce qu’un message parfaitement écrit, envoyé pour une mauvaise raison, reste souvent un mauvais message. Si tu cherches uniquement à vérifier que ton ex est encore disponible, à provoquer une réaction ou à faire disparaître ton angoisse, le problème n’est pas la formulation. C’est ton intention.
🎯 Ton objectif pendant le silence radio n’est donc pas de ne plus jamais avoir envie d’écrire à ton ex. C’est de réussir progressivement à ressentir cette envie sans être obligé(e) d’y obéir.
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J’ai craqué pendant mon silence radio : est-ce que j’ai tout gâché ?
Tu avais décidé de ne plus contacter ton ex. Puis tu as craqué.
- Un message.
- Un appel.
- Une réaction à une story.
- Un « tu me manques ».
- Ou une conversation que tu as finalement prolongée alors que tu voulais garder tes distances.
Et maintenant, tu te dis : « J’ai tout foutu en l’air. Je dois recommencer mon silence radio à zéro. »
Pas forcément. Un craquage n’efface pas automatiquement tout ce que tu as fait jusque-là. Ce qui m’intéresse davantage, c’est la nature du contact et ce que tu vas faire après.
Un message n’est pas la même chose qu’une semaine de relance
Il faut remettre les choses à leur juste place. Tu as envoyé un simple : « Salut, j’espère que tu vas bien. »
Ton ex a répondu, la conversation s’est arrêtée là et tu as repris ta distance ? Ce n’est pas idéal si ton objectif était de couper le contact, mais ce n’est pas une catastrophe.
En revanche, si ce premier message entraîne :
🔸 plusieurs relances ;
🔸 des explications sur la rupture ;
🔸 une déclaration d’amour ;
🔸 des reproches ;
🔸 des appels répétés ;
🔸 une demande de réponse ;
alors ce n’est plus simplement un petit craquage. Tu es en train de repartir dans l’ancienne dynamique.
Ne cherche pas à réparer immédiatement ton craquage
C’est un piège assez fréquent. Tu envoies un message que tu regrettes. Puis tu en envoies un deuxième : « Désolé(e), je n’aurais pas dû t’écrire. » Puis un troisième pour expliquer pourquoi tu as envoyé le premier.
Et finalement, tu transformes un message inutile en trois messages inutiles. Tu n’as pas toujours besoin de commenter ou de réparer ce que tu viens de faire. Parfois, la meilleure décision consiste simplement à t’arrêter là.
Analyse plutôt ce qui t’a fait craquer
C’est là que ton erreur devient utile.
Demande-toi : Qu’est-ce qui s’est passé juste avant ?
- Une story ?
- Une soirée difficile ?
- De la jalousie ?
- Un anniversaire ?
- L’absence de nouvelles ?
- La peur que ton ex rencontre quelqu’un ?
- Un verre de trop ?
- Une conversation avec un ami qui t’a replongé(e) dans la rupture ?
Puis demande-toi : « Qu’est-ce que j’attendais réellement de mon message ? »
- Une réponse chaleureuse ?
- Une preuve que ton ex pense encore à toi ?
- Être rassuré(e) ?
- Relancer la relation ?
- Simplement faire disparaître le manque pendant quelques minutes ?
🎯 Si tu comprends pourquoi tu as craqué, tu peux préparer une réponse différente lorsque le même déclencheur réapparaîtra.
Dois-tu recommencer ton silence radio à zéro ?
Je n’aime pas beaucoup cette manière de raisonner. Le silence radio n’est pas un compteur qui explose dès que tu touches ton téléphone.
Jour 17 → message → retour obligatoire au jour 1 n’a pas beaucoup de sens si on ne regarde pas ce qui s’est réellement passé.
La bonne question est plutôt : « Est-ce que ce contact a changé quelque chose à la situation entre mon ex et moi ? »
Si c’était un échange bref et neutre, reprends simplement ta distance.
Si tu as relancé une longue discussion émotionnelle, multiplié les interdits ou recréé une forte tension, alors oui : il faut réévaluer la situation avant de repartir exactement comme si rien ne s’était passé.
Et si c’est ton ex qui t’a contacté ?
Là, ce n’est pas un « craquage ». Tu n’as pas rompu ton silence parce que tu étais incapable de tenir : ton ex a créé une nouvelle situation en reprenant contact.
Et la réponse dépend du contenu du message, de votre dynamique et de la raison pour laquelle tu avais pris tes distances. 👉 J’ai consacré un article entier à cette situation : Faut-il répondre à son ex pendant le silence radio ?
👁️ L’Œil de James
Ce qui m’inquiète davantage qu’un craquage isolé, c’est le schéma répétitif : Je souffre → j’écris → je suis rassuré(e) quelques heures → l’angoisse revient → j’écris à nouveau.
Parce qu’à ce moment-là, ton problème n’est plus simplement : « Comment réussir mon silence radio ? »
Il devient : « Pourquoi ai-je encore besoin de la réaction de mon ex pour retrouver mon équilibre ? »
Et c’est cette question qu’il faut commencer à travailler.
🎯 Ne cherche donc pas à réussir un silence radio parfait. Cherche à comprendre pourquoi tu craques pour arrêter de reproduire systématiquement le même comportement.
Faut-il supprimer ou bloquer son ex pour réussir à tenir le silence radio ?
Pas automatiquement. Si voir les stories, les connexions ou les publications de ton ex ne déclenche rien chez toi, le blocage n’est pas nécessaire.
En revanche, si chaque information devient un déclencheur — tu regardes son profil, tu cogites, puis tu finis par lui écrire — réduire ton exposition peut t’aider à tenir la distance.
Commence par les solutions les moins radicales : masquer ses stories, mettre ses publications en sourdine, archiver votre conversation ou désactiver certaines notifications.
Le blocage temporaire peut devenir utile si malgré cela tu continues à surveiller compulsivement ton ex. Mais l’objectif ne doit jamais être de provoquer une réaction ou de lui faire peur.
🎯 La bonne question n’est pas : “Dois-je bloquer mon ex ?” mais : “De quoi ai-je besoin pour ne plus transformer chaque information sur sa vie en envie de reprendre contact ?” 👉 Pour aller plus loin sur ce point précis, lis Silence radio et réseaux sociaux : comment gérer stories, likes et publications ?.
FAQ – Je n’arrive pas à faire de silence radio
Pourquoi je n’arrive pas à faire de silence radio avec mon ex ?
Parce que le contact avec ton ex peut encore te servir à réguler tes émotions. Lorsque le manque, la peur ou l’incertitude deviennent trop forts, envoyer un message te donne l’impression de reprendre le contrôle.
Le problème, c’est que ce soulagement est souvent temporaire.
Ton ex répond → tu es rassuré(e).
Puis quelques heures ou quelques jours plus tard → tu as de nouveau besoin d’un signe.
🎯 L’objectif n’est donc pas seulement de « résister ». Il est de comprendre ce que tu cherches émotionnellement lorsque tu veux reprendre contact.
Comment résister à l’envie d’envoyer un message à mon ex ?
Ne prends pas ta décision au moment où l’émotion est la plus forte. Écris éventuellement ton message dans tes notes, pose ton téléphone et laisse passer quelques heures.
Puis demande-toi : « Pourquoi ai-je envie d’envoyer ce message ? » et surtout : « Comment vais-je réagir si mon ex ne répond pas comme je l’espère ? »
Très souvent, l’urgence d’écrire diminue lorsque l’émotion redescend.
Est-ce grave de craquer une fois pendant le silence radio ?
Non, un message isolé ne détruit pas automatiquement tout ton silence radio.
Ce qui peut devenir problématique, c’est l’enchaînement : un message → pas la réponse espérée → nouvelle relance → explication → reproches → déclaration.
Si tu as craqué une fois, analyse plutôt ce qui a déclenché ton message, puis reprends ta distance si elle reste adaptée à ta situation.
Dois-je recommencer mon silence radio au jour 1 après avoir craqué ?
Pas nécessairement. Le silence radio n’est pas un compteur où le moindre message te ramène mécaniquement à zéro. Regarde plutôt ce qui s’est réellement passé lors du contact.
Un échange bref et neutre n’a pas les mêmes conséquences qu’une longue conversation émotionnelle ou une succession de messages.
Que faire si c’est mon ex qui me contacte pendant mon silence radio ?
Dans ce cas, tu n’as pas craqué : la situation a changé parce que ton ex a repris contact.
Il faut alors regarder le contenu du message, son intention apparente et votre dynamique avant de décider comment répondre.
Est-ce que je dois bloquer mon ex si je n’arrive pas à tenir ?
Pas automatiquement. Commence éventuellement par masquer ses publications, archiver votre conversation ou désactiver certaines notifications.
Mais si l’accès permanent à son profil provoque systématiquement surveillance, anxiété puis messages, créer davantage de distance numérique peut devenir utile. Le but n’est pas de provoquer ton ex. Le but est de te protéger de tes propres déclencheurs.
🎯 Et maintenant ?
Si tu n’arrives pas à faire de silence radio, arrête de considérer chaque envie d’écrire comme un problème de volonté.
Cherche plutôt le mécanisme. Qu’est-ce qui déclenche ton envie ? Qu’attends-tu du message ? Et surtout : qu’est-ce que la réponse de ton ex est censée t’apporter émotionnellement ?
C’est là que se trouve souvent le véritable problème. Parce que tu peux supprimer WhatsApp, bloquer ton ex et tenir trente jours en serrant les dents… si ton équilibre dépend toujours entièrement de ce qu’il/elle pense, fait ou ressent, le problème réapparaîtra au moment de la reprise de contact.
Le véritable progrès commence lorsque tu arrives progressivement à passer de : « J’ai besoin de lui écrire pour aller mieux » à : « J’ai envie de lui écrire, mais je peux décider si ce message est réellement utile. »
Cette différence peut sembler minuscule. En réalité, elle change complètement ta posture.
👁️ L’Œil de James
En coaching, je ne cherche donc pas à transformer quelqu’un en champion du silence radio. Le silence radio reste un outil, pas un objectif.
Ce qui m’intéresse davantage, c’est de voir si tu retrouves suffisamment de contrôle émotionnel pour arrêter de prendre tes décisions uniquement en fonction de ta peur de perdre ton ex.
Parce qu’un jour, il faudra peut-être reprendre contact. Et à ce moment-là, ce n’est pas ton nombre de jours de silence qui fera la différence, mais la posture avec laquelle tu reviendras.
🎯 Ne cherche donc pas seulement à tenir. Cherche à comprendre pourquoi tu ne tenais pas.
Et si tu veux déterminer quelle stratégie est réellement adaptée à ta rupture, tu peux réserver une séance de coaching personnalisée avec moi.
À bientôt,
James D.